A la une

Imprimer
Juil
15

Prendre la mesure de l'ampleur de la crise agricole et agir ! Ma question au 1er Ministre

Agriculture1

Extrait du Compte rendu intégral des débats de l'Assemblée nationale
Session extraordinaire de 2014-2015 - 1ère séance du mercredi 15 juillet 2015 - voir la vidéo (Lien site Assemblée nationale)

Questions au Gouvernement : Situation du monde agricole

M. le président. La parole est à M. François Rochebloine, pour le groupe de l’Union des démocrates et indépendants.

M. François Rochebloine. Ma question, monsieur le président, s’adresse à M. le Premier ministre, et non pas à M. Le Guen. (« Très bien ! sur plusieurs bancs du groupe de l’Union des démocrates et indépendants et du groupe Les Républicains.)
Depuis plusieurs semaines, le groupe de l’Union des démocrates et indépendants n’a cessé de vous interpeller sur la crise sans précédent que traversent nos agricultures. (Applaudissements sur les bancs du groupe de l’Union des démocrates et indépendants et du groupe Les Républicains.)
M. Philippe Meunier. Ils n’en ont rien à faire !
M. François Rochebloine. Cette crise touche à la fois les producteurs de viande bovine et de porc mais aussi de lait. Alors que les coûts de production ne cessent d’augmenter, les pressions que la grande distribution exerce sur les prix sont devenues insoutenables pour nos éleveurs.
M. Nicolas Bays. La faute à qui ?
M. François Rochebloine. Plus qu’un enjeu économique, la crise de l’élevage représente aujourd’hui un enjeu social de grande ampleur pour notre pays. Les revenus agricoles ne cessent de chuter, plongeant des milliers d’agriculteurs dans une détresse professionnelle et personnelle. Les réponses apportées par M. le ministre Le Guen sont méprisantes. Entendez le désespoir de nos agricultures !

Imprimer
Jui
23

En direct de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe

hemicycle APCE redim

23 juin : Examen du rapport sur le fonctionnement des institutions démocratiques en Azerbaïdjan

Intervention de François ROCHEBLOINE :

"Monsieur le Président,
Mes chers Collègues,

On éprouve, à la lecture du rapport de nos collègues Agramunt et Iwinski, un sentiment de grande perplexité.
En effet, si l’on veut bien faire abstraction des formules de précaution diplomatique, ce rapport contient tous les éléments nécessaires pour instruire sur des bases solides le procès de la violation des libertés publiques en Azerbaïdjan.
Nos collègues rappellent, entre autres évidences0 : « Une démocratie stable exige la tenue d’élections libres et équitables.» Le rapport décrit toutes les raisons qui poussent à penser que cet impératif ne sera évidemment pas respecté. Il montre que les droits de l’opposition ne sont pas respectés dans ce pays, que s’opposer si peu que ce soit à M. Aliev est un crime de lèse-majesté. Il établit à quel point le fonctionnement des institutions politiques est éloigné de ce qu’impose la démocratie la plus élémentaire.
L’indépendance de la justice ? Un vain mot, c’est ce que nos collègues disent, ou du moins laissent entendre très fort.
La liberté de la presse ? La liberté d’expression ? Elles sont chaque jour bafouées. Là encore, c’est écrit dans le rapport, ce n’est pas moi qui l’invente.
Que dire du récit poignant des visites rendues par nos collègues à plusieurs personnalités incarcérées pour délit d’opinion, Anar Mammadi, Rasul Jafarov ? Les autorités azerbaïdjanaises sont si peu respectueuses des représentations modérées que nos collègues disent leur avoir faites que l’infortuné Rasul Jafarov a été sévèrement condamné quelques semaines après leur visite.
S’il ne s’agissait pas de la liberté et peut-être de la vie de personnes innocentes et respectables, je dirais que la situation ainsi créée relève de la pantalonnade.
J’aurais aimé, vraiment, qu’après avoir dressé un aussi implacable réquisitoire, nos collègues en vinssent à proposer la condamnation forte et claire que leurs propres constats appelaient.
Or, non seulement ils n’en font rien, mais ils semblent chercher des excuses mal venues aux dirigeants de l’Azerbaïdjan.
Le projet de résolution qu’ils nous soumettent dit en effet que « l’occupation par l’Arménie du Haut-Karabakh » « domine dans une large mesure la politique étrangère de l’Azerbaïdjan ». Dans leur rapport ils laissent entendre que ce problème justifie la paranoïa (c’est leur terme) des dirigeants de Bakou. Pour un peu, ce serait le Haut-Karabakh qui serait responsable du climat d’oppression qui règne en Azerbaïdjan.
La remarque est hors sujet. Elle est excessive. Elle est scandaleuse. Surtout, elle fait diversion. Je la condamne vigoureusement et j’en demande le retrait. J’appelle en même temps l’Assemblée à tirer toutes les conséquences des constatations qu’on lui propose de partager et à me rejoindre dans une condamnation sans équivoque du régime liberticide qui sévit à Bakou."

 

Question au président en exercice du Comité des ministres :
"Face à l’afflux des réfugiés sur le territoire européen, quel rôle peut jouer le Conseil de l’Europe pour la concertation et la mise en place d’initiatives communes à la hauteur de l’enjeu humain de cette situation dramatique ?"

 

Débat d'actualité sur la nécessité d'une réponse européenne commune face aux enjeux des migrations - Question à M. Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies :

23juin"Quelle appréciation portez-vous sur la récente encyclique du Pape François « sur la sauvegarde de notre maison commune » ? Comment, à votre sens, le Conseil de l’Europe peut-il encourager la recherche des choix politiques dont, avec tant de force, le Pape proclame la nécessité ?"


Question au secrétaire général du Conseil de l’Europe :

"Comment veillez-vous au respect par tous les Etats membres du Conseil de l’Europe du libre accès de tous les membres de l’Assemblée parlementaire aux réunions des instances de l’Assemblée où ils ont été élus, à l’exclusion de toute black list nationale ?"
Secretaire APCE

Imprimer
Jui
11

Réforme du collège : non à la suppression des classes bilangues pour l'apprentissage de l'allemand

Discussion, en application de l’article 34-1 de la Constitution, de la proposition de résolution de M. Bernard Accoyer visant au maintien des classes bilangues pour l’apprentissage de l’allemand (No 2796).

Intervention dans la discussion générale de M. François ROCHEBLOINE, Député de la Loire, Porte-parole de l'UDI

M. François Rochebloine. Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, les liens singuliers et profonds qui unissent les peuples français et allemand sont, je le crois, l’essence même de l’Europe.
En tout état de cause, ils traduisent une conviction commune, exprimée, cinq années seulement après la capitulation sans conditions de l’Allemagne, par Jean Monnet et Robert Schuman : l’unité des nations européennes exige qu’il soit mis fin à l’antagonisme séculaire entre la France et l’Allemagne.
Ils disent également l’ardente volonté de la France et de l’Allemagne de faire de leur histoire commune une œuvre de paix, une paix construite sur les cendres de la Seconde guerre mondiale. La guerre ayant laissé nos nations orphelines de leur jeunesse, il apparaissait vital que la paix soit scellée en son nom, qu’elle devienne son héritage le plus précieux.

Traite Elysee 1963 Adenauer de gaulle Le 22 janvier 1963, lors de la signature du traité de l’Elysée qui plaçait l’éducation et la jeunesse au cœur de nos relations avec l’Allemagne, Charles de Gaulle et Konrad Adenauer se sont fait la promesse d’une jeunesse unie par la fraternité.

Imprimer
Jui
10

Quelle reconnaissance pour les anciens combattants ?

Voici quelques semaines, un grand hebdomadaire a consacré un article aux travaux de la Cour des Comptes sur le budget de l'état  la mission "anciens combattants et victimes de guerre" en titrant "Qui veut l'argent des anciens combattants ?".

2015 03LePoint acvg  

Depuis ma première élection à l'Assemblée nationale, j'ai toujours suivi de près la politique conduite par les différents gouvernements en faveur de la mémoire combattante et la défense de la cause des anciens combattants.

J'ai pu demander au Gouvernement, lors de la séance des questions d'actualité du mercredi 10 juin, une prise de position claire sur ce sujet important puisque ce sont environ 3 millions de personnes qui relèvent de l'Office national des anciens combattants (ONAC).

Imprimer
Jui
08

Un statut pour les sportifs de haut niveau

Ce lundi 8 juin, en séance de nuit, j'ai participé au débat de la 1ère lecture sur la proposition de loi visant à protéger les sportifs de haut niveau et professionnels et à sécuriser leur situation juridique et sociale. Au nom de mon groupe, l'UDI, j'ai tenu à rappeller que le sport véhicule des valeurs à partir desquelles nous trouvons l'essence même du pacte républicain. Mais face à la mondialisation que nous connaissons, il est nécessaire de ne pas perdre de vue les enjeux éthiques de la gouvernance du sport, comme les affaires de corruption qui touchent la FIFA en témoignent.

FR Tribune1 1

Imprimer
Jui
03

Politique de l'éducation : mes questions à Mme VALLAUD-BELKACEM

Sur les savoirs fondamentaux et l'intérêt de la dictée

M. François Rochebloine. Madame la ministre, la présentation de votre réforme du collège a suscité de profondes inquiétudes parmi les enseignants et relancé le débat sur l’efficacité et les difficultés de notre système scolaire, madame la ministre. L’éducation nationale a besoin de moyens importants compte tenu de la redéfinition constante de ses missions et des besoins grandissants liés à l’évolution de notre société. Un constat alarmant et largement partagé est dressé depuis plusieurs années au sujet du taux de réussite scolaire. Notre système éducatif, en stagnant, serait ainsi devenu l’un des plus inégalitaires d’Europe. Ce qui est en cause aujourd’hui, c’est la méthode que vous employez pour réformer, qui s’apparente à un nouveau passage en force après la réforme des rythmes scolaires, mais aussi le sentiment que l’acquisition des fondamentaux n’est plus au cœur des programmes. Trop d’élèves entrent au collège sans les maîtriser. Ne serait-il pas plus urgent d’agir à ce niveau avant de mener la réforme contestée du collège ?

Pour tous ces élèves qui ont raté leur apprentissage dès l’école élémentaire, quelles perspectives demeurent ?

Une impérieuse nécessité, la lutte contre les déficits !

Le redressement des comptes publics est en cours mais il ne pourra venir que de réformes ambitieuses et pérennes.  Ces trente dernières années, trop souvent, nous avons fait les choix de la facilité, travailler toujours moins, déresponsabiliser toujours plus, excuser toujours tout, dépenser toujours davantage.

Augmenter les impôts n’est pas la solution, pas plus que de recourir à l’endettement car très rapidement c’est la France qui va s’appauvrir. Nous n’avons plus le droit de laisser à notre jeunesse la facture de notre laisser-aller.